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VIII-1. Respiration apaisante

Respiration apaisante en position assise

     La "Respiration apaisante" est une phase de repli ou de fermeture. Comme parler de repli ou de fermeture peut avoir une connotation négative, on parlera plutôt de recentrage.

     Mais de quoi parle-t-on précisément ? Quand nous subissons des agressions, quelle qu'en soit la gravité, nous nous sentons blessé·e·s et pouvons nous croire en danger. L'objectif de la "Respiration apaisante" va être de nous rassurer, de nous prouver que l'intégrité de notre personne n'est pas remise en cause, et ainsi de faire baisser la pression.

      Pour parvenir à ce premier objectif, nous allons nous retirer du monde, pour mieux y revenir ensuite. Comment y parvenir ? En entendant sans écouter. Mais en clair, qu'est-ce que ça signifie ? Prenons un exemple. Imaginez que vous voyagez dans un pays étranger. Vous êtes assis·e dans un train face à deux habitants en pleine discussion. Ils disent peut-être les pires horreurs, peut-être se moquent-ils de vous, mais comme vous ne comprenez pas un traître mot de leur conversation, vous continuez à regarder tranquillement le paysage, bercé·e par ce flot de paroles qui paradoxalement rajoute de la jubilation à la jubilation par le dépaysement qu'il évoque. Vous êtes bien ! C'est ce que l'on va chercher à reproduire avec la "Respiration apaisante".

       Maintenant que nous avons expliqué l'objectif de la "Respiration apaisante", précisons la pratique en elle-même qui va conduire à cette réassurance :

  • Fréquence : Trois fois par jour au minimum (bien plus en période de stress), pendant environ cinq minutes (ne pas mettre de chronomètre car on se concentre alors inconsciemment sur le temps).

  • Position : Assis·e sur une chaise, dos droit, pieds à plat au sol, yeux fermés, main posées sur les cuisses paumes vers le ciel (ou sur le ventre, sous le nombril).

  • Action : Respirer lentement par le nez (pour assurer l'humidification des muqueuses nasales lors de l'expiration) avec le ventre souple (respiration abdominale : lors de l'inspiration, la poitrine et les épaules restent quasiment immobiles ; ce sont les viscères qui descendent et gonflent le ventre). Allonger l'expiration (inspiration et expiration profonde, expiration la plus longue possible sans crisper les abdominaux). Percevoir les sons sans chercher de sens à ce que l'on entend. Se focaliser sur le mouvement lent du ventre qui se gonfle et se dégonfle. Sur l'inspiration, imaginer que le périnée descend, s'élargit ; le laisser bas sur l'expiration.

     En inscrivant cette routine dans votre quotidien, vous ressentirez assez rapidement un apaisement notable. Vous vous sentez apaisé·e mais des tensions persistent. Passons alors au chapitre suivant pour découvrir l'effet de la "Reconnexion avec le monde extérieur".​

     

© 2021 par Chistophe Michelot - Médecine Traditionnelle Chinoise. Créé avec Wix.com

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